L’autonomie fait peur aux décideurs

Régulièrement, il y a des personnes qui me demandent des conseils sur différentes techniques d’autonomisation. Pratiquement à chaque fois, je suis obligé de terminer en précisant que c’est interdit ou très fortement encadré par la loi. Ce qui est très frustrant, je dois bien le reconnaitre. Mais par bonheur, à force de ténacité, on arrive souvent à faire bouger les lignes du bon coté. Avant d’aborder ce point, on va déjà commencer par faire un bilan de la situation :

Pas bien !

J’ai l’intention de remplacer EDF par de l’énergie renouvelable, c’est possible… mais bien sûr, il faut absolument faire obstacle avec des règlements stupides pour tout compliquer. J’ai l’intention de m’installer tranquillement en tiny house à la campagne, c’est le parcours du combattant. J’ai l’intention de passer ma vieille voiture diesel à la motorisation électrique pour éviter d’exploser mon bilan carbone en achetant une neuve, tout est fait pour m’en dissuader. J’ai l’intention de partager les graines de mes anciennes variétés de légumes, interdit car cela est contraire aux intérêts des multinationales du secteur qui œuvrent, parait-il, pour notre bien-être. Et tout est comme ça…

Bien !

J’ai l’intention d’ouvrir une usine de gadgets en plastique, dont beaucoup finiront dans la nature, on me subventionne. J’ai l’intention d’ouvrir une startup qui vendra des produits ou services qui ne servent à rien d’autre qu’à abuser la crédulité des consommateurs, on me félicite pour mes talents d’entrepreneur. J’ai l’intention de détruire une zone naturelle pour installer un centre commercial, mon projet est accueilli à bras ouverts… Et ainsi de suite.

A l’action !

Bref, c’est deux poids et deux mesures. Et cette triste réalité n’est en rien un hasard. La simple idée qu’un individu puisse acquérir un minimum d’autonomie est purement inacceptable pour les tenants du business et leurs apôtres maléfiques. Ce qui est compréhensible, chacun défend ses intérêts, qu’ils soient bons ou mauvais. Donc, au risque de te décevoir, ce n’est pas à ce niveau là que se situe le cœur du problème. Parce que le vrai point de blocage il vient de la population qui accepte sans broncher cette accumulation de règlements insensés, destructeurs et infantilisants.

Alors que faire ?

Pour l’instant il est plus que certain qu’il est totalement inefficace de s’en remettre à la providence. Donc, oui, il faut se bouger ! Et pour ce faire, rien de plus efficace que d’utiliser les mêmes techniques que l’adversaire. Dans ce cas précis, il s’agit du lobbying. Derrière ce mot à forte connotation « startup nation », se cache l’idée d’aller casser les pieds aux politiciens jusqu’à ce qu’ils reviennent à la raison. En bon français, on va appeler ça un groupe de pression.

Est-ce que ça fonctionne ?

Faire pression si tu es tout seul dans ton coin, ce n’est pas évident. A ma connaissance, il n’y a que Rambo qui ait réussi à faire passer son message en rentrant de la guerre du Vietnam. Mais c’est une fiction sur toute la ligne, et en en plus il finit en prison parce qu’il a saccagé une petite ville (désolé pour ce dévoilement de l’intrigue). Donc, il va de soi que c’est un très mauvais exemple, surtout si tu n’es pas capable d’abattre un hélicoptère de combat avec un lance-pierre. En revanche, avec ou sans musculature imposante, il est relativement simple d’élaborer une stratégie gagnante pour faire avancer le dossier dans la bonne direction.

Inutile de s’étaler sur le sujet, tu l’as bien compris : Pour se faire entendre il vaut mieux être le plus nombreux possible. A partir de là, le politicien est obligé de choisir entre ses copains qui lui font des cadeaux et ses électeurs qui lui permettent d’occuper son siège assorti de trop nombreux privilèges. Ce qui nous donne un bon levier. Reste à bien l’utiliser. Parce que si l’on se contente de dire à un décideur que l’on n’aime pas son attitude il s’en contrefout. Par contre, il redoute plus que tout les grains de sable dans son plan de communication bien rodé. Ce qui est tout à fait compréhensible parce que le politicien moderne, tu lui retires sa com’ et le masque tombe. Cela ne fait pas un pli ! Un peu comme si tu plaçais les deux neurones de Nabilla Benattia dans le corps de Christine Angot. Dégringolade du nombre de followers assurée ! Donc c’est bien à l’image qu’il faut s’attaquer, parce que dans ce système à l’agonie, malheureusement, il n’y a plus que ça qui compte.

Fort de cette brillante démonstration théorique, il ne nous reste plus qu’à s’armer de concret pour faire plier le superficiel sans coup férir. Cela passe d’abord par de l’information. Ensuite, comme le démontrent si bien nos très chers décideurs, les lois sont faites pour être contournées. Si tu as l’intime conviction d’être dans ton bon droit, n’aie pas peur d’appliquer ton idée jusqu’au bout parce que la majorité des bonnes choses dont on peut profiter dans la vie sont pour la plupart le fruit de l’audace ou de la désobéissance.

En résumé, voici donc les trois pistes qu’il faut suivre dans cet ordre pour changer de paradigme : information, coordination et action. Sur Solutions Alternatives, nous allons nous employer à user et abuser de cette stratégie digne du brillant Sun Tzu. Si tu souhaites aller dans ce sens, commence par t’inscrire sur le site. Ensuite on pourra échanger et essayer de trouver des solutions à tes problèmes, qui sont forcément un peu les nôtres s’ils concernent l’autonomie. Quoi qu’il en soit, on va continuer à labourer le terrain en gardant à l’esprit que l’union fait la force.

Partager cet article sur les réseaux asociaux :
Facebooktwittergoogle_pluspinterestlinkedin

1 vote
Mots-clés :

Laisser un commentaire ?

Vous devez être connecté pour poster un commentaire.