La clochardisation est en marche

Clochardisation

Pour croire encore aux vertus de la politique il faut être bien naïf. C’est une impasse totale. De toutes les façons, puisque que ce sont les grosses entreprises cotées en bourse qui dictent les lois, autant les mettre au pouvoir directement. Cela permettra de clarifier la situation. Et surtout, cela évitera qu’elles se cachent sans cesse derrière des politiciens professionnels dont le seul rôle est de servir de fusible vis-à-vis de l’opinion publique.

Bref, vous l’avez bien compris. La politique n’est pas du tout notre tasse de thé. Chez Solutions Alternatives, on préfère anticiper le monde d’après plutôt que de se laisser bercer d’illusions par des bonimenteurs à la petite semaine. Ce que ne nous empêche absolument pas d’observer ce qui se passe autour de nous et de réagir en conséquence.

Dans cet état d’esprit, de plus en plus souvent, j’ai l’occasion de lire des articles dans les médias qui parlent de la prochaine crise à venir. Décrit de cette façon ce n’est pas très vendeur. C’est pour cette raison que les idiots utiles du microcosme parisien, qui s’accrochent désespérément à leurs privilèges, se plaisent à utiliser les mots « collapsologie » ou « effondrement ».

Wahou ! Attention les amis, c’est bientôt l’effondrement ! Le sol va se dérober sous vos pieds et le ciel va vous tomber sur la tête ! A chaque fois qu’un encravaté ou qu’un intellectuel de salon prononce ce mot, c’est la panique à bord.

La fin du monde

Très logiquement, vous vous dites qu’il faut tout faire pour que votre univers, aussi misérable soit-il, ne s’effondre pas. C’est normal, c’est le but de la manœuvre. Sauf que l’effondrement il est déjà à l’œuvre depuis de nombreuses années. Avec une accélération notable à partir de la crise de 2008. Tous ceux qui vous ont dit que cette crise qui a fait le bonheur des financiers était derrière nous sont des menteurs. Pour preuve, depuis 2008 rien n’a évolué dans le bon sens alors qu’après une crise la qualité de vie ne peut que remonter. Tout ceci n’est donc qu’une farce grossière pour tenter de nous endormir. Manque de chance, nous avons les deux yeux grands ouverts.

Ce qui se passe, c’est n’est pas que la classe moyenne se délite peu à peu comme l’affirment éhontément les éditorialistes à la solde de la haute finance. Non, ce qui est vraiment en train de se passer c’est une destruction pure et simple de la classe moyenne afin d’asservir la population à un système économique qui repose à 100% sur la précarité. Mais avant d’aller plus loin, voyons à quoi correspond la classe moyenne dans l’imaginaire collectif.

Sans trop se tromper, on peut affirmer qu’il s’agit d’une tranche de la population qui n’est ni pauvre et ni riche. Et qui bénéficie d’une certaine sécurité de l’emploi. Dès que l’on voyage un tant soit peu, on a vite fait de remarquer que les pays qui s’améliorent au niveau économique et social ont une classe moyenne qui se développe. Et qu’à l’inverse, les pays qui s’enfoncent dans le marasme économique voient leur classe moyenne diminuer. A toutes fins utiles, il est utile de préciser que quand la classe moyenne diminue, ce n’est pas pour aller grossir la caste des riches.

Partant de ces éléments, on peut être tenté de sombrer dans le catastrophisme de base. Oulahlah, c’est terrible ! Qu’est-ce que l’on va devenir ? Nous devons absolument protéger le système qui nous oppresse sous peine de sombrer dans le chaos…  C’est la réaction qui est attendu par vos dirigeants. De cette façon, vous restez bien dans le moule. Ils peuvent donc continuer à vous plumer à l’envie.

Et pourtant, où est la mauvaise nouvelle ? Tous les guignols qui monopolisent les médias aux ordres pour vous expliquer que le chômage va baisser sont des fieffés manipulateurs. Tout ce qui est à leur portée c’est de truquer les chiffres pour vous faire croire que la situation va s’arranger. Youpi ! 10000 emplois détruits dans l’industrie, 10 de créés chez Uber. Pour planquer ce mauvais résultat sous le tapis, il suffit de forcer les demandeurs d’emploi à devenir autoentrepreneur ou stagiaire. Cela ne nourrit pas son homme, mais ça permet de le dégager des statistiques défavorables.

Quand les loups sont au pouvoir, soyez des lions !

A ce stade, vous ne voyez pas encore la bonne nouvelle. Mais j’y arrive. Si le chômage ne fait qu’augmenter de façon exponentielle c’est tout simplement parce que l’on réalise sans cesse des gains significatifs en terme de productivité grâce à l’automatisation et à divers progrès scientifiques. Il suffirait donc de réduire le temps de travail en fonction de ces avancées pour que le problème soit réglé. Seulement voilà, à l’inverse, on nous dit qu’il faut travailler plus et plus longtemps. Que celles et ceux qui ne travaillent pas sont de grosses feignasses qui profitent du système… Et ainsi de suite. Comme si c’était un crime de refuser un boulot à la con. Comme si c’était un crime d’avoir du temps pour soi. Comme si l’on était responsable qu’il n’y ait qu’un seul emploi vacant pour 10 candidatures.

Partant de cette observation, il n’y a que deux solutions. Soit vous vous dites que l’on devrait évoluer vers une forme d’organisation qui repose sur la justice sociale et la solidarité. Soit vous vous dites qu’il est normal de courber l’échine et de s’épuiser sans reconnaissance pour assurer le train de vie d’une poignée d’individus sans aucun scrupule. Si vous êtes dans le deuxième cas. Ce n’est pas la peine de vous lamenter si votre vie est misérable car vous tendez le bâton pour vous faire battre.

Passons maintenant à la phase pratique. Je ne vais pas vous mentir en vous promettant le grand soir. D’autant plus que suis plutôt partisan d’une saine évolution qui ne peut se construire sans une certaine dose de sérénité.  Pour ce faire, cela commence par un niveau de réflexion qui laisse de coté tous les points qui nous divisent pour rien.

La vie est courte. Bien trop courte. Alors pourquoi devrait-on subir une existence sous contrainte perceptuelle ?

Quelle que soit votre origine, quelle que soit votre condition sociale, quelle que soit vos idéaux… l’autonomie écologique est une valeur commune. Tout simplement parce que l’on habite toutes et tous sur la même planète et que nos besoins fondamentaux sont les mêmes. Pour s’émanciper de notre condition de consommateur, il nous suffirait donc de s’appuyer sur ce constat. Ce qui est vrai, mais il faut ensuite réaliser que ce n’est pas simple étant donné que cela nous oblige à nous extraire du conditionnement que nous subissons dès le plus jeune âge et à maitriser des techniques qui libèrent notre potentiel.

C’est principalement pour ces raisons que nous avons créé ce site. Avec des fiches techniques détaillées et des espaces pour échanger et s’entraider. Cela ne parait peut-être pas grand chose vu de l’extérieur, mais pourtant ça fonctionne très bien.

A la petite échelle qui est la notre on arrive à percevoir le bout du tunnel, ce qui représente un excellent point de départ pour aller jusqu’au bout du voyage en toute quiétude. Pour finir, une fois n’est pas coutume, je vais conclure cet article en musique. Histoire de rappeler avec humour que le bonheur est très loin de se résumer au seul pouvoir d’achat.

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