Un moteur Stirling nucléaire

Dans cet article nous allons nous intéresser une fois de plus au moteur Stirling. Si tu ne connais pas cette alternative, tu pourras trouver toutes les informations de base dans cette précédente contribution. En résumé, il s’agit d’un excellent moteur qui fonctionne par différence de température. Son invention ne date pas d’hier, puisqu’il fut mis au point peu après le moteur à vapeur et avant le moteur à explosion. Il a pour particularité de disposer d’un bon rendement et de très bien se coupler avec les énergies renouvelables.

Voilà pour les présentations. A présent, revenons à l’actualité. Il y a quelques jours, alors que je parcourais la presse scientifique, un article a retenu mon attention. Il disait que la NASA a finalisé une mini centrale nucléaire pour alimenter en électricité les futures missions spatiales habitées. Jusque là, forcément, cela ne vend pas du rêve… Nucléaire oblige. En revanche, cela devient plus qu’intéressant lorsque l’on regarde le processus de plus près.

D’après les informations techniques qui sont distillées par l’agence spatiale étasunienne, on apprend que cette centrale peut produire une puissance de 10 KWh sans interruption durant 10 ans. Son fonctionnement repose sur l’utilisation de moteurs Stirling très haut rendement qui sont alimentés en chaleur par la réaction nucléaire. Les calories ainsi obtenues sont diffusées au niveau des déplaceurs par un ingénieux système reposant sur le principe du caloduc, qui est très connu de certains talentueux bidouilleurs qui overclockent leur PC. Et en bout de chaine, on trouve bien sûr des générateurs électriques. Par sécurité, on fait un montage en cluster. Autrement dit, on utilise plusieurs moteurs au lieu d’un. Comme ça, il n’y a pas de risque de coupure totale s’il y en a un qui tombe en panne. A partir de ces éléments, la première idée qui me vient à l’esprit c’est de me dire que sur Terre on a une multitude de sources de chaleur 100% propres et 100% renouvelables.

Et là je suppose que tu commences à voir où je veux en venir. C’est-à-dire oublier la partie nucléaire de l’histoire. Ce qui pousse à se dire que ce moteur Stirling doit vraiment avoir un sacré rendement et aussi une sacré fiabilité. Parce qu’avec les énormes contraintes liées au cahier des charges d’un projet de ce type, il n’y a strictement aucune place pour du bricolage, et encore moins pour du superflu. Donc il est certain que ce même procédé pourrait fonctionner tout efficacement sur notre planète, en utilisant par exemple la géothermie, la cogénération ou le solaire thermique. D’autant plus que le moteur Stirling et le caloduc sont deux technologies très bien maitrisées et qui sont peu couteuses à fabriquer en série. Il n’y a pas vraiment d’obstacle sur ces points.

Partant de tous ces éléments, une fois n’est pas coutume, je vais terminer cette contribution par une question : Pourquoi est-ce que ces moteurs ne sont pas proposés à la commercialisation ? Peut-être que quelqu’un a la réponse…

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